Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 27/09/2021 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

ANONYME FRANCAIS XVIIè s (fin)


Ecole française

Sainte Sophie tenant un coeur ardent, couronnée par un angelot qui lui apporte la palme du martyre, avec la mosquée Süleymaniye à l'arrière-plan

Vers 1680/1700

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 55356, Recto

LOCALISATION :
usufruit

ATTRIBUTION ACTUELLE :
ANONYME FRANCAIS XVIIè s (fin)

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
DESRAIS Claude-Louis
Nicolas Schwed, 2018
DESRAIS Claude-Louis
Jean-Christophe Baudequin, 2018
CHAUVEAU François
Olivia Savatier, 2017

TECHNIQUES :
Plume et encre noire, lavis gris et brun, et rehauts de gouache blanche, sur une esquisse préliminaire à la pierre noire, sur papier vergé brun.
H. 00,214m ; L. 00,174m

HISTORIQUE :
Don anonyme, sous réserve d'usufruit, par l'intermédiaire de la Société des Amis du Louvre, en l'honneur de Louis-Antoine Prat et de Pierre Rosenberg, de six dessins de l'école française, RF 55355 à 55360, et d'un dessin de l'école suédoise, RF 55361. Commission du 6 décembre 2017. Décision du 6 décembre 2017.
Dernière provenance : Anonyme, par l'intermédiaire de la Société des Amis du Louvre
Mode d'acquisition : donation sous réserve d'usufruit
Année d'acquisition : 2017


COMMENTAIRE :
Cette composition dévotionnelle représente une sainte agenouillée élevant un cœur ardent vers la lumière divine, tandis qu'un angelot lui apporte la palme et la couronne du martyre. L'originalité iconographique de cette feuille tient à la présence à l'arrière-plan à droite d'une mosquée, la Süleymaniye, édifiée à Istanbul sous Soliman le Magnifique au milieu du XVIe siècle. Malgré cette indication, il reste difficile de préciser l'identité de cette sainte martyrisée à Constantinople. La représentation de la Süleymaniye est très proche de celle gravée dans la Relation nouvelle d'un voyage de Constantinople, publiée en 1680 par Guillaume-Joseph Grelot. Elle semble être la source iconographique utilisée par le dessinateur, lequel l'adapte en modifiant la position des deux minarets afin qu'ils s'intègrent plus harmonieusement à sa composition. La technique et le style graphiques pointent également vers la fin du XVIIe siècle français. L'usage de la plume et du lavis avec d'abondants rehauts de gouache blanche sur un papier brun rappelle la technique très picturale volontiers adoptée par Michel II Corneille (1642-1708). Il s'agit manifestement d'un dessin de graveur pour une planche dévotionnelle qui n'a malheureusement pas pu être retrouvée. Peut-être faut-il y reconnaître un dessin de François Chauveau (1613 - 1676) dont le style et le graphisme sont très proches. Jean-Christophe Baudequin et Nicolas Schwed y voient plutôt le style caractéristique de Claude-Louis Desrais (1746-1816) (comm. écrites, février 2018). Xavier Salmon, "Pour l'amour du dessin" in Grande Galerie, mars-mai 2018, n°43, p. 20-22.

INDEX :
Lieux : Constantinople, mosquée de Soliman le Magnifique
Personnes : Sophie, sainte - Soliman le Magnifique+ - Grelot, Guillaume-Joseph+
Sujets : Martyre d'une sainte - Grelot, Guillaume-Joseph, Relation nouvelle d'un voyage de Constantinople, publié à Paris en 1680