Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 09/11/2011 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

DAVID Jacques Louis


Ecole française

Paysage romain

Vers 1775/1780

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 26082, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII32296

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
DAVID Jacques Louis

TECHNIQUES :
Pierre noire, pinceau et lavis brun.
H. 00,167m ; L. 00,220m

HISTORIQUE :
Atelier David ; sa vente, Paris, 17 avril 1826, paraphe des fils de l'artiste en bas à gauche (L. 839 et 1437), partie du n° 64 ; acquis à cette vente par le Musée du Louvre ; marque du musée en bas, à droite (L. 1886a).
Dernière provenance : David
Mode d'acquisition : achat
Année d'acquisition : 1826


COMMENTAIRE :
'David a dessiné cette feuille à l'époque de son premier séjour romain (1775-1780). En se promenant dans la ville, « étourdi de toutes les beautés » qu'il y découvrait, il en fixa le souvenir éternel sur les pages des carnets qui l'accompagnaient dans ses pérégrinations : l'antique, les maîtres, mais aussi les monuments anciens et les fabriques modernes, les palais, etc. Dans les dessins de paysage, l'artiste donne forme à son idéal d'une nature structurée par les constructions de l'homme, une nature qui comporte « plus de maçonnerie que de végétation » (R. Cantinelli, 'Jacques- Louis David, 1748-1825', Paris/Bruxelles, 1930, pl. V), animée par une lumière exprimée dans toutes ses variations grâce à une maîtrise parfaite des couches de lavis. Dans cette liberté et vivacité du coloris, qui évoque le luminisme de Claude Gellée et de Nicolas Poussin, David semble vouloir se rattacher à la grande tradition du paysage français du XVIIe siècle. La feuille exposée est une vue fantaisiste où différents monuments de la ville sont isolés et recomposés dans une vision imaginaire de la Ville Eternelle. Si au premier plan le fleuve sur lequel est ancrée une barque semble évoquer le Tibre, tout comme la masse ronde, à gauche en arrière plan, rappelle le château Saint-Ange, le pont s'inspire de l'ancien pont Salario sur l'Aniene, aux portes de Rome. Une gravure de Giovanni Battista Piranesi rendit célèbre ce pont romain, aujourd'hui détruit ; elle fut éditée dans Les vues de Rome (1748-1778) et pourrait avoir inspiré David' (Laura Angelucci, dans cat. exp. Voyager et dessiner : Dessins du Musée du Louvre et du musée d'Orsay, 1580-1900, par C. Loisel, L. Angelucci, F. Joulie, I. Julia, N. Lemoine-Bouchard, Ch. Leribault, Moscou, Galerie Tretiakov, 21 septembre - 14 novembre 2010, n° 24 - catalogue publié en langue russe). Voir aussi : David J. L. J., 'Le peintre Louis David, 1748-1825', 2 tomes, 1880-1882, I, 1880, p. 652 (cité par erreur comme le n° 63 de la vente de 1826) ; Jean Guiffrey, Pierre Marcel, 'Inventaire général des Dessins du Musée du Louvre et du Musée de Versailles, Ecole française', tome IV (Corot à Delacroix), Paris, 1909, n° 3210 ; Louis-Antoine Prat, Pierre Rosenberg, 'Jacques-Louis David (1748-1825), Catalogue raisonné des dessins', 2 tomes, Milan, 2002, ° 22 (avec bibliographie antérieure) ; Arlette Sérullaz, 'Musée du Louvre. Cabinet des Dessins. Inventaire général des dessins Ecole française. Dessins de Jacques Louis David (1748-1825)', Paris, 1991, n° 170 ; Arlette Sérullaz, Louis-Antoine Prat, 'David', Paris/Milan, 2005 [« Louvre, Cabinet des dessins » - 5 Continents], n° 12.

INDEX :
Lieux : Rome, Rome, Tibre, Rome, Tevere, Rome, Château Saint-Ange, Paris+, Rome, Tibre, vue de
Sujets : paysage
Techniques : lavis brun - pierre noire - pinceau

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 11, p. 1