
© GrandPalaisRmn (Musée du Louvre) / Michel Urtado
Ecole française
Tête de vieillard barbu, vue de profil, tourné à droiteVers 1745/1750
INVENTAIRES ET CATALOGUES :Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 31384, Recto
Anciens numéros d'inventaire :
NIII13922
MA11175LOCALISATION :Réserve des pastels
ATTRIBUTION ACTUELLE :NATOIRE Charles Joseph
TECHNIQUES :Pierre noire, sanguine et rehauts de pastel sur papier chamois collé en plein sur un montage Mariette avec le cartouche portant le nom de l'artiste:CAROLUS / NATOIRE.
Les mesures du cadre sont : H : 00,612 ; L : 00,512 et profondeur : 00,027.
H. 00,385m ; L. 00,291m
INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :Inventaire du Musée Napoléon. Dessins. Vol.8, p.1395, chap. : Ecole française, Carton 125. (...) Numéro : 11175. Nom du maître : Natoire, Charles. Numéro d'ordre dans l'oeuvre du maître : 7. Désignation des sujets : Une tête de vieillard. Dessin au crayon noir et au pastel. Dimensions : H. 38,5 x L. 29cm. Origine : Collections ancienne et de Mariette. Emplacement actuel : Calcographie du Musée Napoléon. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40
COMMENTAIRE :Neil Jeffares donne ce pastel à Charles-Joseph Natoire, Tête de vieillard (Dictionary of pastellists before 1800, Londres, 2006, p. 387).
Une autre version du dessin appartenait en 1991 à la galerie Cailleux à Paris. Exécutée à la pierre noire, sanguine et rehauts de pastel sur papier bleu (0,370 × 0,315 m), elle fut attribuée par Marianne Roland Michel à François Lemoyne lors de sa présentation dans l'exposition « Le Rouge et le noir : cent dessins français de 1700 à 1850 » (Paris, 1991, no 21). À cette occasion était émise l'hypothèse que Lemoyne et Natoire avaient pu reproduire une oeuvre d'un autre maître, peut-être le Baroche, ou bien que Natoire avait reproduit le modèle dessiné par Lemoyne.
Si les deux œuvres figurant un jeune homme en buste tenant un bouquet de fleurs et, en pendant, une jeune femme posant sa main droite sur sa poitrine sont aujourd'hui les seuls pastels connus de Natoire (Caviglia-Brunel, 2012, p. 264-265, nos D.223 et D.224, repr.), le maître utilisa néanmoins à de nombreuses reprises les bâtonnets de poudre colorée soit pour peindre certains sujets, soit pour rehausser plusieurs de ses études. Non seulement les sources du XVIIIe siècle en mentionnent des exemples, telles la « tête de fantaisie» exposée au Salon de 1743 (no 28), les deux têtes de vieillards vendues lors de la dispersion de la collection Lempereur à Paris le 24 mai 1773 (lot 578), ou bien les nombreuses œuvres peintes au pastel décrites dans le « catalogue de la vente des desseins, estampes et tableaux de M. Natoire, faite avant son départ pour Rome » en 1751 (lots 181, 220 à 234), mais on conserve également encore plusieurs des dessins de l'artiste mis en couleur à l'aide de cette technique. La tête d'homme barbu du musée du Louvre en constitue l'illustration la plus magistrale. Le pastel y est posé avec une vigueur peu commune qui tranche avec la douceur habituelle caractérisant la plupart des dessins du maître, au point même que Jean-Luc Bordeaux avait proposé d'y reconnaître une œuvre de François Lemoyne. C'est sans doute ce qui avait plu à Pierre Jean Mariette, ainsi probablement que le caractère très abouti de l'étude. On ne sait si Natoire avait exécuté le dessin pour le collectionneur, ainsi qu'il le fit à plusieurs reprises à partir de 1751, année au cours de laquelle il partit pour Rome après avoir été nommé directeur de l'Académie de France, ou si Mariette fit l'acquisition de la feuille sur le marché de l'art. Il n'a pas non plus été possible de déterminer si l'œuvre était une copie d'après un modèle italien, si elle était préparatoire à l'un des personnages peints par l'artiste, ou bien s'il s'agissait d'un dessin abouti destiné au commerce d'art. Comme de nombreux autres maîtres de l'époque,Natoire multiplia ce type de dessin tracé afin de prendre place dans les cabinets des amateurs. En collant soigneusement l'étude sur l'un de ses montages à cartouche, Mariette semble l'avoir considérée comme tel. C'est pourquoi nous avons retenu le dessin au même titre que l'étude de Jean-Baptiste Deshays (cat. 48) parmi les pastels du musée du Louvre (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, cat. 109, p. 231-232).
neiljeffares.wordpress.com/2018/07/12/the-louvre-pastels-catalogue-errata-and-observations, n° 109.
INDEX :Collections : Cabinet du Roi - Mariette, Pierre-Jean
Techniques : pastel - pierre noire - sanguine
REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :vol. 13, p. 66