Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 17/09/2021 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.
Attribué à

RIGAUD Hyacinthe


Ecole française

Portrait d'homme debout, coiffé d'un bonnet, la main appuyée sur un socle

Vers 1702

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 32726, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII13546
MA10877

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
Attribué à RIGAUD Hyacinthe

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
RIGAUD Hyacinthe
A. James-Sarrazin, 2016

TECHNIQUES :
Pierre noire, estompe, encre noire, rehauts de gouache et de craie blanches sur papier bleu. Collé en plein
H. 00,372m ; L. 00,285m

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Musée Napoléon. Dessins. Vol.7, p.1356, chap. : Ecole française, carton 120. (...) Numéro : 10877. Nom du maître : Idem [[ Rigaud /&. Numéro d'ordre dans l'oeuvre du maître : 3. Désignation des sujets : Portrait de Pecoul. Dessin terminé à différens crayons, et rehaussé de blanc. Dimensions : H. 37 x L. 28,5cm. Origine : Idem & Collection nouvelle /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]] [Exposé] [[au crayon]]. Observations : [C'est plutôt le portrait de Rigaud.] [[à l'encre]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]] [[petit trait oblique / au crayon / sous le n° Morel d'Arleux]]. Cote : 1DD39

COMMENTAIRE :
Ce dessin reproduit une peinture, signée et datée 1702, passée successivement en vente publique à Paris le 15 juin 1911 (n°74), le 23 juin 1926 (n° 47) et le 23 mars 1969 (n° 79) et exposée plusieurs fois entre-temps, toujours comme un autoportrait ; en 1870 F. Reiset le présenta comme un 'portrait du graveur N. Pécoul' ; il fut ensuite identifié comme un 'portrait du sieur Laffite de Perpignan, beau-frère de Rigaud' (J.-F. Méjanès, 1997). Exécuté après 1702. (A. James-Sarazin, 2016). « Reste un type de feuilles récurrent chez Rigaud qui échappe à cette catégorisation et constitue la part la plus important mais aussi la plus difficile à analyser de son œuvre dessiné. Pour les unes préparatoires à un portrait ou à son interprétation (cat. 79 et 80), pour les autres gardiennes du souvenir de ce même portrait (ricordi), pour certaines œuvres à part entière destinées à la vente ou à une diffusion amicale ou promotionnelle, pour beaucoup assumant tous ces rôles à la fois et successivement au gré des circonstances, ces feuilles se distinguent par leur haut degré de finitude qui les posent en véritables « rivales » de leur modèle peint . On sait en effet par diverses sources que Rigaud était « quelquefois obligé de finir ses desseins ». Ces feuilles, caractérisées par leur parfait état d'achèvement qui exclut d'en faire des études préparatoires à des portraits peints et pr leur fidélité scrupuleuses aux toiles avec lesquelles elles sont en relation, ne laissent par d'intriguer tant leur fonction échappe à toute définition restrictive. On s'est aussi beaucoup interrogé sur la part qu'y prenait le maître, certains de ses collaborateurs tels que Charles Viennot (1674-1706) (5) ou le hollandais B. Monmorency (6) ayant eu pour tâches, entre 1699 et 1708, de consigner par le dessin le souvenir de quelques-unes de ses compositions parmi les plus mémorables..../... La totalité des exemples réunis ici se rattache à la catégorie des « ricordi », c'est-à-dire que leur exécution très poussée suit, et non précède celle des tableaux dont ils sont la réplique en réduction. (5. Voir A. James-Sarrazin, 2016, t.I, p.619 ; 6. Voir A. James-Sarrazin, 2016, t.I, p.612) (A. James-Sarrazin, 2020) Bibliographie : J. Dupont, « Les plus beaux dessins français du musée du Louvre (1350-1900) », cat. exp. Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, décembre 1936 - février 1937, Bruxelles, 1936, n°44, pl.XXIV « Dessins français du musée du Louvre », cat. exp. Berne, Kunstmuseum, 1948, n°36, repr. « Dessins de l'école française appartenant au musée du Louvre », cat. exp. Alger, musée national des Beaux-Arts, 1955, n°82 « Le Portrait dans le dessin français du XVIIIe siècle », cat. exp. Paris, musée du Louvre, 1958, n°2 « Il Disegno francese da Fouquet a Toulouse-Lautrec », cat. exp. Rome, Palazzo di Venezia, 1959-1960, n°48 « Le Portrait français de Largillière à Manet », cat. exp. Copenhague, Ny Carlsberg Glyptotek, 1960, n°76 « Francuskie Rysunki XVII-XX. I Tkaniny », cat. exp. VarsovieMuzeum Narodowe, mars-Avril 1962 ; Cracovie, Muzeum Narodowe, 1962, n°41 « Dessins français / Handzeichnungen und Aquarelle aus den Museen Frankreichs. Drei Jahrhunderte französischer Zeichenkunt », cat. exp. Lausanne, musée cantonal des Beaux-Arts, Aarau, Aargauer Kunsthaus, 11 avril - 12 mai 1963, Lausanne, 1963, n°94 « Dessins français du XVIIIe de Watteau à Lemoyne », cat. exp. Paris, musée du Louvre, 19 février - 1er juin 1987, n°30 J.-F. Méjanès in « Visages du Grand Siècle : le portrait français sous le règne de Louis XIV, 1660-1715 », dir. E. Coquery, cat. exp. Nantes, musée des Beaux-Arts, 20 juin - 15 septembre 1997 ; -Toulouse, musée des Augustins, 8 octobre 1997 - 5 janvier 1998, Paris, 1997, n°95 p.138 et p. 246 A.James-Sarazin, « Hyacinthe Rigaud, 1659-1743 », avec la collab. De Jean-Yves Sarazin, 2016, t.I, p.350 et 370, t.II, n°D97, p.612, repr. (pour la mise à jour voir James-Sarazin, site d'actualisation) A.James-Sarazin, « Hyacinthe Rigaud ou le portrait soleil », dir. A. James-Sarazin, cat. exp. Versailles, musée national du Château de Versailles,17 novembre 2020 - 13 juin 2021, Paris, 2020, n°66, p.232, repr. et voir aussi pp.226-231

INDEX :
Collections : Saint-Morys
Personnes : Rigaud, Hyacinthe Rigau y Ros, dit - Pecoul ou Pécout, Nicolas, graveur - Laffite, Sieur (de Perpignan, beau-frère de Hyacinthe Rigaud)
Sujets : Autoportrait
Techniques : encre noire - estompe - papier bleu - pierre noire - rehauts de craie blanche - rehauts de gouache blanche

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 13, p. 296