Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
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BOUCHARDON Edme


Ecole française

Un des enfants de Laocoon enlacé par le serpent

Vers 1726/1732

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 24008, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII14639
MA12139

Numéros de catalogue :
Guiffrey et Marcel G388

LOCALISATION :
Grand format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOUCHARDON Edme

TECHNIQUES :
Sanguine. Trace de pliure horizontale au milieu. Verso : en haut à gauche, 12 B au graphite, 12 repris à la plume et encre brune. Filigrane : fleur de lys dans un cercle surmontant les lettres CB.
H. 00,530m ; L. 00,412m

HISTORIQUE :
Atelier de l'artiste de son séjour à l'Académie de France à Rome à son décès en 1762 ; collection de sa soeur Marie-Thérèse Bouchardon et son époux, François Girard ; legs à leur fils Louis-Bonaventure Girard ; legs à son cousin Edme Voillemier (1745-1827), fils de Nicole Catherine Bouchardon ; don à l'empereur Napoléon Ier à la demande de celle-ci ; entré au Louvre en 1808
Dernière provenance : Voillemier, E.
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1808

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.8, p.1514, chap. : Ecole française, Volume B. (...) Num¿ro : 12139. Nom du ma¿tre : Bouchardon. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 12 B. D¿signation des sujets : Un des enfans de Laocoon. Dimensions : H. 52 x L. 40cm. Origine : Donné par M. Girard. Emplacement actuel : Calcographie du Musée Napoléon. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40 Note relative ¿ la saisie informatique : Désignation des sujets : la technique, précisée dans la notice n° 12128, concerne en fait les notices n° 12128 à 12229..

COMMENTAIRE :
D'après le marbre qui se trouvait au XVIIIe siècle dans une niche de la cour du Belvédère au Vatican et qui est aujourd'hui conservé au Museo Pio-Clementino (Inv. 1059). Gravé à l'eau-forte et dans le même sens par Justin Preissler dans le recueil de planches composé pour le baron von Stosch(Nuremberg, 1732, no 40 : « Filius Lacoontis », « E.B.d./I.I.P.f.»). À Paris, Bouchardon a de nouveau copié la sculpture du Laocoon, cette fois d'après deux moulages, l'un du torse (Louvre, département des Arts graphiques, Inv. 24013 à Inv. 24024) et l'autre de l'une des jambes (Louvre, département des Arts graphiques, Inv. 24025 à Inv. 24029). Le catalogue de la vente après décès de Louis Claude Vassé mentionne par ailleurs au lot no 83 « Deux très-grands dessins faits en Italie, par Bouchardon, à la pierre noire, d'après Laocoon ; & Castor et Pollux » (20 janvier 1773, Paris, Basan). (J. Trey, Inventaire général des dessins du musée du Louvre. Ecole française. Edme Bouchardon. 1698-1762, n°34) (...)Dans le fonds du Louvre, dix-huit sanguines de la main de Bouchardon sont d'après le Laocoon. Si, jusqu'à présent, toutes étaient considérées comme appartenant à la période romaine, ces feuilles furent en fait dessinées pour la majorité d'entre elles à Paris, comme l'atteste l'étude des filigranes effectuée par Juliette Trey. La seule feuille datant du séjour romain est celle représentant le plus jeune des deux enfants : situé à la droite du père, celui-ci essaie de repousser la tête du serpent qui tente de le mordre à la poitrine, alors que, bloqué au niveau des épaules et des genoux par la queue de l'animal, il est sur le point de perdre l'équilibre et de tomber en arrière. (...)Le point de vue choisi par l'artiste est particulièrement intéressant. Légèrement da sotto in su, il permet de mettre en valeur la musculature de la cuisse et du fessier droits pris exactement de profil, d'avoir une courbe du corps la plus dynamique possible, et surtout de rendre centrale la morsure du serpent. L'effet est donc volontairement dramatique, d'autant que le visage à peine visible suggère une expression de douleur sur la tête fortement renversée, qui est en réalité moins intense lorsque la figure est vue de face. (...)Un réseau de hachures très fin et subtil sculpte les muscles du corps en torsion. Des hachures plus larges et plus ou moins appuyées et espacées créent des contrastes de clair-obscur avec des jeux d'ombres portées très soignés qui donnent à la figure tout son volume. L'élégance des mains et du pied droit, les joues rondes et la petite bouche du visage, ainsi que les boucles des cheveux, sont des éléments peu fidèles au modèle antique qui trahissent la main de Bouchardon. (Anne-Lise Desmas, Louvre, Edme Bouchardon (1698-1762). Une idée de beau, 2016, pp.83-84).

INDEX :
Collections : Girard, Louis Bonaventure - Voillemier - Girard, M.-Th. et F.
Lieux : Rome, Vatican, Musei Vaticani
Personnes : Laocoon
Sujets : MYTHOLOGIES - Laocoon
Techniques : sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 86