Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 20/12/2017 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

BOUCHARDON Edme


Ecole française

Mascarade

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 23862, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII13963
MA11214

Numéros de catalogue :
Guiffrey et Marcel G794

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOUCHARDON Edme

TECHNIQUES :
Plume et encre brune. Montage ancien : H. 0,414 m; L. 0,316 m, papier rose avec filets dorés et à l'encre noire ; dans un cartouche sous la feuille, à la plume et encre brune : 'Mascarade qui s'est faite chez Bouchardon et qu'il a dessiné en 1738. Verso : en haut à gauche, à la pierre noire ou au graphite, 'Bouchardon 21'. Filigrane illisible coupé (lettres).
H. 00,189m ; L. 00,167m

HISTORIQUE :
Collection Baudouin ; vente Peyron-Baudouin, Paris, 11 mars 1786 et jours suivants, lot no 747, « Deux sujets de Mascarade, librement dessinés, à la plume ; à Rome, par E. Bouchardon » ; Charles Paul Jean-Baptiste de Bourgevin Vialart de Saint-Morys ; saisie des biens des émigrés en 1793,remise au Muséum en 1796-1797 ; marques du Louvre en bas à gauche (L. 1886a) et du Conservatoire en bas à droite (L. 2207).
Dernière provenance : Saint-Morys, Ch.-P.-J.-B. de Bourgevin Vialart de
Mode d'acquisition : Saisie des Emigrés
Année d'acquisition : 1793

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.8, p.1400, chap. : Ecole française, Carton 126. (...) Num¿ro : 11214. Nom du ma¿tre : Idem [[ Bouchardon, Edme /&. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 21. D¿signation des sujets : Mascarade faite chez Bouchardon, et dessinée à la plume en 1738. Dimensions : H. 19 x L. 17cm. Origine : Idem & Collection nouvelle /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40

COMMENTAIRE :
Voir aussi Inv. 23863. 'Ces deux dessins ont été traditionnellement datés de la période italienne de l'artiste, sur la base d'une inscription figurant sur l'un d'entre eux (Mascarade faite à rome chez Bouchardon et dessinée par lui ) et aussi du sujet (...) les pensionnaires de l'Académie de France à Rome avaient l'habitude d'organiser des mascarades, généralement pendant le carnaval (...)Cependant, il y a tout lieu de penser que ces dessins sont en réalité postérieurs au retour de l'artiste à Paris. Une esquisse enlevée manifestement dessinée sur le vif, la Mascarade avec figures de la commedia dell'arte, porte dans le cartouche visible en bas une inscription ancienne (du x v i i i e siècle?) où l'on peut lire la date « 1738 ». Elle représente des personnages de la commedia dell'arte vus de profil. Accroupi à gauche, Arlequin tire la longue chemise de Polichinelle, qui se retourne mécontent, pendant que Colombine se tientà droite (...) ces deux mascarades témoignent de l'intérêt de Bouchardon pour la caricature, un intérêt qui remontait à sa période romaine, quand il s'était lié d'amitié avec Pier Leone Ghezzi (...)Pour dessiner des charges, Bouchardon privilégiait la technique linéaire de la plume et de l'encre (...)Quelques-uns de ces dessins furent gravés à l'eauforte par Caylus, tels que ceux publiés dans la Suite de caricatures (...)l'incursion de Bouchardon dans le domaine de la caricature doit être comprise dans le contexte d'un intérêt renouvelé - et sérieux - à l'époque pour la physionomie, et pour les têtes grotesques de Léonard de Vinci en particulier' Voir : Edouard Kopp, dans cat. exp. Louvre, Edme Bouchardon (1698-1762). Une idée de beau, 2016, p. 314-315. 'Ce dessin évoque le trait libre des caricatures de Bouchardon gravées par Caylus. Voir par exemple Le Docteur Lanternon et compagnie (« Bouchardon Inv / C. Sc », Roux, 1940, Caylus no 69). Malgré la date de 1738 apposée sur le cartouche, Françoise Joulie place le dessin vers 1730, alors que Bouchardon était à Rome. Pour elle, les tipi fissi de la commedia dell'arte renvoient à la tradition italienne plus qu'aux types des Italiens à Paris, notamment l'Arlequin avec sa barbe et sa ceinture traditionnelle qui lui passe sur les cuisses. Elle n'exclut cependant pas qu'il puisse s'agir d'une feuille dessinée à Paris, en souvenir des fêtes données à Rome. Kopp date la feuille de la période parisienne de Bouchardon.À rapprocher du lot no 52 de la vente après décès de Louis Bonaventure Girard, 1808 : « Un dessin, à la plume : Pollicinello di Roma »'. Voir : 'Inventaire général des dessins du musée du Louvre. Ecole française. Edme Bouchardon. 1698-1762', par Juliette Trey, avec la participation d'Hélène Grollemund, Paris, musée du Louvre éditions - Mare & Martin, 2016, n° 348.

INDEX :
Collections : Baudoin - Saint-Morys, Charles-Paul-J.-B. de Bourgevin Vialart de
Lieux : Paris+, Rome+, Paris, Musée du Louvre, oeuvre en rapport
Personnes : Arlequin - Polichinelle - Colombine - Caylus, gravure en rapport - Vinci, Leonardo da + - Ghezzi, Pier Leone+ - Lanternon+
Techniques : encre brune - filigrane - plume

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 64