Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 20/08/2014 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

LIEFRINCK Hans


Ecole des anciens Pays-Bas

Comédie ou farce de six personnages
Comédie ou Farce de six parsonnaiges

Gravure

TECHNIQUES :
burin

INVENTAIRES :
Collection Edmond de Rothschild
23911 LR/ Recto

Anciens numéros d'inventaire :
12517

LOCALISATION :
Réserve Edmond de Rothschild
Portefeuille 529

ATTRIBUTION ACTUELLE :
LIEFRINCK Hans
Gravé d'après FRANCKEN Ambrosius I

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
ANONYME FLAMAND XVIè s

TECHNIQUES ET DIMENSIONS :
Burin. Inscriptions, en haut : 'Comedie ou farce de six parsonnaiges.' ; en bas : 'H. Liefrinck excu.' ; en dessous : 'Chenu viellardt est grand cocu et fort infame,/ A qui les cornes met sa ieune belle dame.'
Dimensions à la feuille : H. 00,244m ; L. 00,336m

HISTORIQUE :
Acquise par Danlos pour le baron E. de Rothschild à la vente O. de Béhague, Paris, le 3 mars 1877, n° 640.
Dernière provenance : Rothschild, baron Edmond de
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1935

COMMENTAIRE :
Éditée - et peut-être gravée - par l'Anversois Hans I Liefrinck, cette composition appartient à une série de trois scènes de la commedia dell'arte dessinées par Ambrosius I Francken. Les deux autres, qui n'ont pas été traduites en estampe, nous sont connues par un dessin signé dont le papier porte un filigrane français (Amsterdam, Musée historique, inv. A 18117), et par deux gouaches dont l'une reprend le dessin d'Amsterdam. Présent à Paris lors des toutes premières représentations données par les comédiens italiens en France en 1571 et en 1572, Ambrosius Francken a dû convaincre Hans Liefrinck, à son retour à Anvers et juste avant la mort de ce dernier en février 1573, de l'intérêt commercial d'un tel sujet pour le marché français. Le succès de cette estampe en France est attesté par deux copies, l'une peinte, l'autre gravée. Le fait qu'Ambrosius Francken a renoncé à représenter les demi-masques qui cachaient sur scène les visages de Pantalon et de Zanni y a sans doute contribué. Dans son article fondateur sur les premières représentations de la commedia dell'arte, Sterling relève la fréquente omission de ces masques, qu'il interprète comme une concession des artistes flamands au goût du public français, plus habitué aux farceurs jouant le visage enfariné ou maculé de lie. La copie peinte de notre estampe couvre ainsi de blanc le visage du valet apparaissant derrière le rideau. Et la copie gravée en miroir, éditée par Nicolas Regnesson (1620-1670), achève d'assimiler la scène aux farces inspirées de la commedia dell'arte que jouaient les comédiens français dans la première moitié du xviie siècle, si l'on en juge par les noms attribués aux personnages (comme Gigogne) ou par le mètre des vers inscrits en dessous (octosyllabes). (O. Savatier Sjöholm in cat. exp. 'Masques, mascarades, mascarons', Paris, Musée du Louvre, 2014, n°28). Bibliographie : Beijer et Duchartre, 1928, p. 22-23 ; Mielke, 1975, p. 52, note 43 ; Schapelhouman, 1979, p. 46-47, sous le no 22 ; Tatenhove, 1982, p. 195-196 ; Katritzky, 2006, p. 117-120 ; Peeters, 2008, p. 102, note 26.

INDEX :
Collections : Béhague, Octave de
Lieux : Amsterdam, Amsterdam Historisch Museum, oeuvre en rapport
Personnes : Pantalon - Zanni - Ruffiana - Francisquine
Sujets : théâtre - masque - Commedia dell'Arte - comédie

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 8, p. 12