Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
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FRIEDRICH Caspar David


Ecole allemande

Allégorie de la musique profane

Vers 1834

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 51893, Recto

LOCALISATION :
Réserve des pièces encadrées
Epi 35

ATTRIBUTION ACTUELLE :
FRIEDRICH Caspar David

TECHNIQUES :
Pierre noire sur papier rose foncé. Angle supérieur droit reconstitué.
H. 00,735m ; L. 00,525m

HISTORIQUE :
Zurich, Galerie Arturo Cuellar ; achat avec la participation du Dr. Willem J.R. Dreesmann. Comité du 18 février 1999. Conseil du 24 février 1999. Arrêté du 11 mars 1999. Ampliation du 12 mars 1999.
Dernière provenance : Cuellar, Arturo
Mode d'acquisition : achat avec une aide extérieure
Année d'acquisition : 1999


COMMENTAIRE :
Entre août 1826 et avril 1827, Friedrich reçut à Dresde, la visite du poète Wassilij Andrejewitsch Shukowski. De leurs conversations naquit un projet, qui devait dans les années suivantes, donner lieu à des peintures sur papier transparent à mettre en scène accompagnées de musique, de nuit au clair de lune, à la lumière d'une bougie passant à travers une boule de verre remplie d'eau ou de vin blanc. Seuls les dessins en ont conservés la trace. Il s'agit d'allégories musicales illustrant les correspondances entre la musique et la peinture. La première composition symbolisant la musique profane représente deux jeunes filles tenant l'une une guitare et l'autre une mandoline, qui jouent près d'une harpe, dont le son se dégage au contact de celui des deux autres instruments. Trois autres compositions furent réalisées par Friedrich, mais sont perdues. L'une évoquant la musique céleste, est connue par son calque conservé au musée de Hambourg, l'autre ayant pour cadre une forêt, est une méditation sur le temps et la mort, le thème de la dernière composition est la musique sacrée dont le calque se trouve à Chemnitz (Françoise Viatte dans Revue du Louvre, 1999, pp.13-15, repr. en coul.) Cette feuille est l'un des trois dessins connus, préparatoires aux quatre œuvres peintes sur papier translucide, disparues, commandées à Friedrich par le poète russe Joukovski en 1827, pour le jeune tsarévitch Alexandre. L'Allégorie de la musique profane est complétée par l'Allégorie de la musique religieuse (Chemnitz, Städtische Kunstsammlungen) et par l'Alllégorie de la musique céleste (Hambourg, Kunsthalle) (Julie Ramos dans L'invention du sentiment aux sources du romantisme, cat. expo., Paris, musée de la Musique, 2 avril - 30 juin 2002, n° 77, p. 232-235, repr.).

INDEX :
Lieux : Hambourg, Kunsthalle, oeuvre en rapport, Dresde+, Chemnitz, Städtischen Kunstsammunlungen, oeuvre en rapport
Personnes : Shukowski, Wassilij Andrejewitsch+ - Dreesmann, Dr Willem J.R.+ - Alexandre, tsar+ - Joukovski+
Sujets : Allégorie de la Musique - peinture sur transparent - Allégorie de la musique profane - Allégorie de la musique sacrée - Allégorie de la musique céleste
Techniques : pierre noire - papier rose foncé