Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 10/07/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

DUCREUX Joseph


Ecole française

Portrait d'une dame âgée, coiffée d'un bonnet de dentelle.

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 29767, Recto

LOCALISATION :
Sully II
Epi 13

ATTRIBUTION ACTUELLE :
DUCREUX Joseph

TECHNIQUES :
Pastel sur papier bleu marouflé sur toile préparée en blanc tendue sur son châssis d'origine. Les mesures du cadre sont : H : 00,62 ; L : 00,54 et profondeur : 00,085.
H. 00,460m ; L. 00,380m

HISTORIQUE :
À la galerie Cailleux, Paris, en 1945. Don en 1949 au musée du Louvre par Paul Cailleux. Dépoussiéré et réencadré en 2015. Inv. RF 29767. S'il fallait résumer ce que fut l'art de Joseph Ducreux dansles années 1780 tout en soulignant la filiation de l'artiste avec les portraitistes psychologues du XVIIIe siècle français et sa dette à l'égard de Maurice Quentin de La Tour, l'étude de visage de cette dame âgée suffirait à la démonstration. En 1958, Georgette Lyon avait proposé d'y reconnaître, dans un âge avancé, la mère de l'artiste, Anne Béliard. Celle-ci avait épousé le 31 août 1734, en la paroisse Saint-Jacques de Lunéville, Charles Ducreux, le père de Joseph. La simple comparaison avec les deux portraits assurés d'Anne Béliard ne permet pas de suivre une telle hypothèse. Sur celui peint à l'huile ayant appartenu à Paul Casimir Périer (sa vente, Paris, 26 avril 1898, lot 23) puis à Jacques Doucet (sa vente, Paris, 6 juin 1912, lot 145) comme sur celui exécuté au pastel acquis par le Nationalmuseum de Stockholm (fig. 23. Inv. NMB 2703) lors de la vente Piasa du 9 décembre 2015 à Paris (lot 103), le visage repris d'une effigie à l'autre présente des traits différents de ceux de la dame du Louvre. Les yeux sont d'un ton vert et non bleu, le nez légèrement retroussé,qui fut aussi celui de Joseph Ducreux, ainsi que le confirme l'acte de brevet volontaire de la garde nationale parisienne lorsqu'il s'engagea le 12 janvier 1792 (Lyon, 1958, p. 88), se distingue de celui de la femme âgée anonyme. Les rides d'expression sont également beaucoup plus prononcées sur l'étude du Louvre. S'il y a peu de chance de pouvoir associer un jour un nom au visage du Louvre, il est en revanche aisé d'en souligner toute l'intensité psychologique et toute la maîtrise technique. Inachevé, le pastel témoigne aussi admirablement de la méthode de travail de l'artiste, qui, en présence du modèle, s'attache à fixer les traits le plus fidèlement possible, en posant ses tons de fond, puis en les éclaircissant au moyen de rehauts de rose. La robe à galons froncés et la modestie de dentelles ne sont que rapidement indiquées, destinées à être probablement travaillées et complétées par la suite. Rarement artiste nous a invités à plonger avec tant d'humanité dans l'azur d'un regard. Rarement il est parvenu avec si peu de moyens et d'empathie à transcrire cette expression de franchise épanouie qui avait tant marqué Prosper Dorbec lorsqu'il avait étudié le maître (1906, p. 202). (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, éditions du Louvre, Paris,2018, 57.p.122 à 123).
Dernière provenance : Cailleux, Paul
Mode d'acquisition : don
Année d'acquisition : 1951


COMMENTAIRE :
(voir Bibliographie : Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, éditions du Louvre, Paris,2018, 57.p.122 à 123).

INDEX :
Collections : Cailleux, Galerie
Sujets : portrait
Techniques : pastel

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 26, p. 107