Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 24/10/2015 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

GOYA Y LUCIENTES Francisco de


Ecole espagnole

'Caricat. S./ Es dia de su Santo' ('Caricatures / C'est le jour de sa fête')

Vers 1796/1797

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 6912, Recto

Numéros de catalogue :
Inv. Ecole espagnole k191

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
GOYA Y LUCIENTES Francisco de

TECHNIQUES :
Pinceau, lavis d'encre de Chine, traces de pierre noire, sur papier vergé blanc. Traits d'encadrements à l'encre de Chine sur la bordure inférieure. Annotations manuscrites de la main de l'artiste, à l'encre grise, en haut à droite : '61', en haut au centre : 'caricaturs', et en bas à gauche : 'es dia de su santo'. Annotation postérieure (provenant de l'Album II vendu en 1877), à la plume fine, en haut au centre : '4'. Filigrane visible sur la marge gauche : 'Fragment' B. II (Grassier, 1973, p. 47). Sur le montage de ces dessins était collée une notice d'un catalogue de vente les mentionnant sous le n° 31. Dessin restauré
H. 00,195m ; L. 00,120m

HISTORIQUE :
Paul Lebas, Paris - Vente anonyme, Paris, Hôtel Drouot, 3 avril 1877, n° 64 : 'Le Jour de son saint' - G. Poelet, Paris ; vente publique G. Poelet, Paris, Hôtel Drouot, 19 juin 1906 - Paul Henri Charles Cosson, Paris - Légué au Musée du Louvre en 1926.
Dernière provenance : Cosson, Paul Henri Charles
Mode d'acquisition : legs
Année d'acquisition : 1926


COMMENTAIRE :
'Cette feuille et les suivantes (RF 6914 recto et verso, RF 6912 verso) font partie de l''Album B' (...). L''Album B', ou 'Album de Madrid', fut commencé peu après l''Album A' ou 'Album de Sanlucar' pendant le séjour de Goya à Sanlucar de Barrameda auprès de la duchesse d'Albe, entre 1796 et 1797.' 'La feuille du Louvre est une des premières de 'L'Album B' où apparaissent des légendes. (...) La légende sur le feuillet 61 serait une version raccourcie d'une locution populaire ('Il faut le pendre, c'est le jour de sa fête'), qui caricature, comme l'a écrit Goya au-dessus de la scène, la brutalité gratuite (Lopez Rey, 1953, I, p. 39). Le dessin est comparable au dessin préparatoire (Madrid, Prado, inv. 93) pour le 'Caprice 8', 'Qué se Ilevaron !' datant de 1797-1798, et au 'Caprice 9' ('Tantale', 1797-1798). La violence de l'action provoque une même peur, manifestée par la figure renversée de la femme. On a aussi voulu relier cette figure renversée à un dessin de Goya d'après Flaxman (Gassier, 1975, p. 516 ; Madrid, Biblioteca Nacional, inv. B. 1279), mais cette analogie est bien moins importante que le rapport plus direct, même dans le sujet avec le 'Caprice 8'. (...)' (L. Boubli, Musée du Louvre, Département des Arts graphiques, inventaire Général des dessins de l'Ecole espagnole, XVIe-XVIIIe siècles, Paris, 2002, RMN, n° 191, p. 166)

INDEX :
Collections : Cosson, Paul Henri Charles - Lebas - Poelet, G. - Lebas, Paul
Lieux : Madrid, Museo del Prado, oeuvre en rapport, Madrid, Bibliothèque Nationale, oeuvre en rapport, Paris+, Paris, Hôtel des ventes Drouot+, Paris, Musée du Louvre, oeuvre en rapport
Personnes : Flaxman+
Sujets : Goya y Lucientes, Les Caprices - caricature - pendu - Goya y Lucientes, Francisco de, Album B ou Album de Madrid
Techniques : lavis gris - papier vergé - papier blanc - pinceau - lavis d'encre de Chine - filigrane - pierre noire (traces)

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 21, p. 307