Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 27/09/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

ANONYME FRANCAIS XVIIIè s ( première moitié, vers 1730)


Ecole française

Portrait de femme de trois quarts vêtue d'une robe blanche

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 6057, Recto

LOCALISATION :
Sully II
Epi 40

ATTRIBUTION ACTUELLE :
ANONYME FRANCAIS XVIIIè s ( première moitié, vers 1730)

TECHNIQUES :
Pastel sur papier crème marouflé sur toile tendue sur châssis. Les mesures du cadre sont : H : 00,715 ; L : 00,60 et profondeur : 00,07.
H. 00,061m ; L. 00,056m

HISTORIQUE :
L'inventaire du département (A.N., 4 DD 30, t. XXI, p. 173) précise que le pastel avait été non inscrit. Il fut envoyé le 9 octobre 1923 à la Chambre des députés afin d'orner le cabinet du rapporteur du budget. L'œuvre est rentrée au musée du Louvre le 13 mars 1926 et a alors été inscrite sur l'inventaire comme de l'école française du XIXe siècle.
Année d'acquisition : 1923


COMMENTAIRE :
Omis jusqu'ici sur les inventaires. Envoyé à la Chambre des Députés (Cabinet du rapporteur du budget). Rentrée au Musée du Louvre le 13 mars 1926. Geneviève Monnier (Inventaire des Collections Publiques Françaises, Pastels des XVIIe et XVIIIe siècles, Musée du Louvre, 1972, n° 121. Probablement peint dans les années 1750, ainsi que la mode vestimentaire le laisse deviner, le modèle féminin n'a pu être identifié. Il présente pourtant la singularité d'avoir les yeux vairons, l'un bleu, l'autre marron. L'effigie n'est pas sans rappeler certaines œuvres du pastelliste Franz Bernhard Frey (Guebwiller, 1716 -Guebwiller,1806 ou 1808), plus particulièrement le portrait dit de la comtesse de Bar, née Marguerite de Pionne, dont le visage présente une ressemblance frappante avec celui de la jeune femme du Louvre. Prêté en 1908 par le comte de Chevigné à l'exposition des Cents pastels organisée à la galerie Georges Petit à Paris, l'œuvre n'est plus localisée et n'est malheureusement connue que par une mauvaise photographie en noir et blanc (Jeffares, www.pastellists.com). Frey exécuta des pastels de qualité inégale, certains d'une facture parfaitement maîtrisée et illusionniste, d'autres d'un métier plus modeste. Marqué par de nombreuses maladresses, surtout dans le traitement du bras et des mains peints sans aucun modelé, le portrait du Louvre est d'une qualité d'exécution qui semble encore inférieure à celle des pastels les moins soignés livrés par Frey (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, cat. 149, p. 293). neiljeffares.wordpress.com/2018/07/12/the-louvre-pastels-catalogue-errata-and-observations, n° 149.

INDEX :
Sujets : portrait
Techniques : pastel

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 21, p. 173