Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 05/08/2016 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

HUGO Victor Marie


Ecole française

Homme pendu à un gibet

1854

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
RF 23314, Recto

LOCALISATION :
Grand format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
HUGO Victor Marie

TECHNIQUES :
Etat de conservation (Ariane de La Chapelle, 24.06.2016) : Dessin au pinceau à l'encre métallogallique et à l'encre noire, sur papier vélin de fort grammage. La surface du papier présente de multiples irrégularités, ondulations, plis, liés à la technique graphique : les différentes couches d'encre (une première couche vraisemblablement monotypée), lavis et glacis qui ont recouvert pratiquement toute la surface. Les silhouette du gibet et du pendu ont été laissées en réserve puis dessinées au pinceau à l'encre métallogallique, devenue brune, avant d'être recouvertes de noir. L'encre « brune », qui a migré au verso présente la diffusion transversale caractéristique d'une encre métallogallique au début du stade 3 de corrosion du support, avec l'apparition d'une fissure (renforcée avec du papier japonais au verso) dans la partie inférieure du gibet. De nombreuses brillances visibles en lumière rasante témoignent de l'emploi très probable de gomme arabique en glacis de surface, qui ont contribué à l'aggravation des altérations présentes sur le pendu. Les différentes couches de noir, en épaisseur, appliquées à la surface du pendu lui-même (sur l'encre métallogallique et sur les parties laissées en réserve), ont entraîné la formation de différents réseaux de craquelures. Ces craquelures sont de grandeur et profondeur variables. Leur brillance, le cas échéant, témoignent du passage de glacis de gomme arabique. Beaucoup ont évolué vers l'état d'écailles et certaines se sont déjà détachées. L'état le plus problématique se situe au niveau du buste du pendu, laissé partiellement en réserve : de nombreuses écailles, qui apparaissent écartées les unes des autres, sont tuilées, et l'on perçoit plusieurs plages où elles ont déjà disparu, laissant visible la présence d'une microscopique trace d'encre entre elles. C'est principalement la présence de ces écailles, susceptibles de se détacher, qui rend la surface spécialement sensible aux vibrations et conduit à déconseiller le transport de l'œuvre.
H. 00,521m ; L. 00,336m

HISTORIQUE :
Dernière provenance : Koechlin, Raymond
Mode d'acquisition : legs
Année d'acquisition : 1932


COMMENTAIRE :
En bas, inscription : 'Ecce' et à gauche signature et date : Victor Hugo Jersey 1851. Pour la datation (1854), voir la lettre de Monsieur Jean Delalande daté du 13 avril 1962. A Parame, adressée à Mme J Bouchot-Saupique.

INDEX :
Collections : Brame, Hector Gustave - Hugo, Charles - Hugo, G.
Lieux : Jersey+
Techniques : encre noire - lavis brun - rehauts de blanc

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 24, p. 458