Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 18/07/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

ANONYME FRANCAIS XVIIIè s


Ecole française

Portrait de femme en buste

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 35154, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII34838

LOCALISATION :
Sully II

ATTRIBUTION ACTUELLE :
ANONYME FRANCAIS XVIIIè s

TECHNIQUES :
Pastel sur parchemin tendu sur son châssis d'origine. Numéroté au crayon au dos du parchemin : 2
Forme : ovale
H. 00,604m ; L. 00,495m

HISTORIQUE :
Entré au musée du Louvre après 1827. Déposé au Petit Luxembourg (Sénat) du 20 décembre 1920 au 30 avril 2015.(Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, éditions Hazan, Paris, 2018, 111.p.233).
Année d'acquisition : 1827


COMMENTAIRE :
G. Monnier, Pastels XVIIe et XVIIIe siècles, Musée du Louvre, Cabinet des dessins, Inventaire des Collections publiques françaises, n° 18, Paris, Editions des Musées Nationaux, 1972, n° 125, repr. Ólafur Thorvaldsson (mail à la documentation du DAG, 29.07.14) met ce pastel en rapport avec le portrait de Charlotte-Godefride-Elisabeth de Rohan-Soubise, princesse de Condé (1737-1760) par Ribou (peintre et miniaturiste français, documenté en 1775-1776), conservé au Musée Condé de Chantilly (inv. 397-38). Ce dernier serait une copie d'un pastel de Jean-Baptiste Perroneau, aujourd'hui perdu, commandé par le Maréchal de Soubise en 1752 et exposé au Salon de 1753, sous le numéro 122 : Le Portrait de Madame la Princesse de Condé. Il en existe une autre copie à Versailles (huile sur toile, H. 0,22 ; L. 0,15 m, MV 3916) commandée pour Versailles en 1837 à Dansse de Romilly, (documentée de 1831 à 1837). Un portrait du même modèle, dans la même pose mais portant un costume différent par Jean Marc Nattier, est passé en vente à Munich, Galerie Hugo Helbing, les 3-4 octobre 1929, lot n° 534 (source : Witt Library). O. Thorvaldsson compare également le pastel du Louvre avec un portrait par Jean-Marc Nattier, de Marie Francoise de La Cropte de Saint Abre, marquise d'Argence, huile sur toile, signé et daté 1744 (New York, MMA, inv. 58-102-1) et avec un portrait en ovale (huile sur toile, H. 0,60 ; L. 0,48 m) proche par la pose, la physionomie du modèle et le costume, passé en vente comme Ecole française du XVIIIe, Portrait de jeune femme au collier de perles (Paris, Arcurial, Hôtel Marcel Dassault, 8 novembre 2011, lot 32). Lire aussi Neil Jeffares, Dictionary of pastellists before 1800, Londres, Unicorn Press, 2006, ou Online edition, dans l'article Jean-Marc Nattier, l'auteur Neil Jeffares indique également une autre copie par Nicolas Collier (Lisbonne, Calouste Gulbenkian Museum, inv. 2234). Le Calouste Gulbenkian Museum contacté par l'auteur du mail attribue maintenant cette miniature à Jean-Marc Nattier. Dans un mail suivant (4.08.15), M. Olafur Thorvaldson signale un autre tableau de Nattier, Portrait de la princesse de Conti, vendu à Londres (Christie's, Lyne Stephens Sale, 9 mai 1895, lot n° 371, repr.) proche du pastel du Louvre ; il a été gravé par Pierre Maloeuvre sous le titre Flore à son lever (National Gallery of Art, collection Widener 1942.9.2184). Le fonds Edmond de Rothschild légué au Louvre conserve également une gravure de Pierre Maloeuvre, La nuit passe, l'Aurore parait (19674 LR) gravée d'après le Portrait de la comtesse de Brac en Aurore par Nattier (Detroit Institute of Arts, inv. 68.304) (cf. X. Salmon, Jean-Marc Nattier : 1685-1766, Paris, R.M.N. , 1999, cat. exp. Musée national des châteaux de Versailles et du Trianon, 26 octobre 1999 au 30 janvier 2000, n° 29). Ólafur Thorvaldsson (mail à la documentation du DAG, 18.11.15) ajoute qu'un pastel Ecole du XIXe siècle, Portrait de jeune femme, proche de celui du Louvre, est passé en vente (SGL Enchères, Saint-Germain-en-Laye Enchères, 22 Novembre 2015, lot 28 et qu'une copie médiocre est passée en vente sur eBay, le 25 juin 2015, n° 151715178909, repr.). Il faut reconnaître dans ce visage jusqu'alors anonyme Charlotte Élisabeth Godefried de Rohan-Soubise (1737-1760). Fille de Charles de Rohan, prince de Soubise, et d'Anne-Marie Louise de La Tour d'Auvergne, elle épousa à Versailles le 3 mai 1753 Louis-Joseph de Bourbon, prince de Condé (1736-1818). Très certainement peu après son mariage, le couple commanda ses deux portraits à Jean-Marc Nattier. Celui du prince de Condé le figurait en armure dans une attitude déjà utilisée par l'artiste en 1717 pour le portrait de Pierre le Grand. Exposée au Salon de 1753 (no 46), la toile n'est aujourd'hui plus localisée mais elle est connue par deux copies, conservées l'une au musée des Beaux-Arts de Dijon (inv. 1706), l'autre au château de Versailles (inv. MV 4464). L'effigie de la princesse de Condé lui faisait certainement pendant et avait été achevée avant le 24 décembre 1754, date à laquelle Nattier recevait 2 400 livres pour son paiement. Également perdue après avoir été montrée au Salon de 1755 (no 28), elle pouvait avoir représenté le modèle soit en robe de cour avec cape doublée d'hermine, ainsi que pourrait en témoigner une miniature vendue le 9 décembre 1991 à l'hôtel Drouot à Paris par Mes Libert et Castor (lot 125, repr.), soit en déshabillé olympien, ainsi que la toile de l'ancienne collection Beurnonville présentée comme une effigie de la princesse de Conti, Louise Diane d'Orléans (vente Paris, 3 rue Chaptal, 9-16 mai 1881, lot 141) et plusieurs copies en buste en conservent le souvenir. Parmi celles-ci, outre le pastel du Louvre, on compte la réduction peinte vers 1776 par Jean-Marie Ribou (1744-1817) appartenant aux collections du musée Condé à Chantilly (inv. 397-38. Garnier-Pelle, 1995, p. 126, no 92, repr.), petite toile qui a été associée de manière erronée au portrait au pastel que Jean-Baptiste Perronneau avait peint en 1752 d'après la jeune femme et exposé au Salon de 1753 (Salmon,1999b, p. 28), la miniature attribuée à Nattier conservée au Museu Calouste Gulbenkian à Lisbonne (inv. 2234), la toile peinte en 1837 par Mme Dansse de Romilly (Château de Versailles, inv. MV 3916.Constans, 1995, I, p. 217, no 1221, repr.) et plusieurs versions passées en vente (Munich, galerie Hugo Helbing, 3-4 octobre 1929,lot 534, repr. ; Paris, Artcurial, 8 décembre 2011, lot 32, repr. ;Saint-Germain-en-Laye, SGL enchères, 22 novembre 2015, lot 28,repr.). Toutes ces œuvres figurent la même jeune femme, le visage légèrement incliné et l'expression un peu mélancolique.(voir Bibliographie : Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, éditions Hazan, Paris, 2018, 111.p.233).

INDEX :
Lieux : New York, Metropolitan Museum of Art, oeuvre en rapport, Chantilly, Musée Condé, oeuvre en rapport, Washington, National Gallery of Art, oeuvre en rapport, Versailles, Musée national du château, oeuvre en rapport, Detroit, Institute of Art, oeuvre en rapport, Lisbonne, Museu Gulbenkian, oeuvre en rapport, Paris, Musée du Louvre, Collection Edmond de Rothschild, oeuvre en rapport, Munich, Galerie Hugo Helbing, oeuvre en rapport, Londres, Witt Library, oeuvre en rapport, Paris, Hôtel Marcel Dassault, oeuvre en rapport, Saint-Germain-en-Laye, SGL Enchères, oeuvre en rapport
Personnes : Aurore - Widener, Collection particulière, oeuvre en rapport - Conti, princesse de - Rohan-Soubise, Charlotte Godefride Elisabeth de+ - Charlotte Godefride Elisabeth de Rohan-Soubise, princesse de Condé+ - Ribou, oeuvre en rapport - Soubise, maréchal de+ - Perroneau, Jean-Baptiste, oeuvre en rapport - Dansse de Romilly, oeuvre en rapport - Nattier, Jean-Marc, oeuvre en rapport - Marie Françoise de La Cropte de Saint Abre, marquise d'Argence+ - Maloeuvre, Pierre, gravure en rapport
Sujets : portrait - Allégorie de l'Aurore - Salon de 1753
Techniques : pastel

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 14, p. 325