Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
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ANONYME FRANCAIS XVIè s (fin)


Ecole française

Tête d'homme barbu, coiffé d'une toque, de trois quarts vers la droite

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 33546, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII22744
MA12584

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
ANONYME FRANCAIS XVIè s (fin)

TECHNIQUES :
Pierre noire, sanguine. Papier vergé filigrané d'une croix grecque tréflée (non répertorié par Briquet). Lignes de chainette horizontales (écartement : 0,021 m). Traces de plis.
H. 00,237m ; L. 00,201m

HISTORIQUE :
E. Jabach (L. 2959) ; dessin dit du 'Rebut' - Entré dans le Cabinet du Roi en 1671. Marque du Louvre (L. 1886).
Dernière provenance : Jabach, Everhard
Mode d'acquisition : acquis pour le Cabinet du roi
Année d'acquisition : 1671

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.9, p.1690, chap. : Ecoles diverses, 2ème boîte. (...) Num¿ro : 12584.Inconnus. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 1er à 1097 compris [[petit trait oblique / au crayon]]. D¿signation des sujets : Dans la boite de bois n° 2, sont renfermés onze paquets de dessins dont la très majeure partie n'est partie trois mots barrés à l'encre n'est point collée ; ils sont faits de différentes manières. Chacun des dix premiers paquets en contient cent, et le onzième quatre vingt dix sept ; en tout 1097, y compris les contr'épreuves et les moindres croquis. Origine : Idem [[ Collection ancienne /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]] [Vu] signe de récolement barré de plusieurs traits au crayon [[au crayon]] [[trait oblique / au crayon / sous le n° d'ordre]]. Annotations marginales sur l'inventaire : [ [[Nouveau n°]] 2] [[à l'encre / dans la marge / à gauche du n° d'ordre]]. Cote : 1DD41

COMMENTAIRE :
Ce dessin est monté avec l'Inv. 33545. Dans le catalogue de l'exposition qui s'est tenue à Salzbourg, Autriche, Salzburg Museum - 9 juin 2017 - 3 septembre 2017, Dominique Cordellier a écrit le commentaire suivant : ' Parmi les nombreuses études de têtes individualisées et les portraits qui furent acquis de Jabach pour la collection de Louis XIV, les portraits aux trois crayons - pierre noire, sanguine(s) et ou craie(s) de couleur, craie blanche -, souvent simplement désignés du simple nom de crayons, ne se comptent qu'en tout petit nombre, et, mis à part une feuille donnée à l'un des derniers représentants du genre, Daniel Dumonstier (Inv. 26358 ; Daniel Lecœur, Daniel Dumonstier 1574-1646, Paris, éditions Arthena, 2006, cat. 58, p. 109-110, ils restent d'auteurs inconnus (Inv. 33464, 33535, 33536, 33609). Ce type de portrait où la tête du modèle est vue de trois quarts, où le visage et les cheveux sont rendus aux trois crayons, tandis que le chapeau (bien défini) et le buste (légèrement mis en place) ne sont traités qu'à la pierre noire, répond à une formule qui a trouvé ses lettres de noblesse en France grâce à Jean Clouet (vers 1485- 1540 ou 1541) et connu un large développement par la suite du fait de son fils François Clouet (vers 1516- 1572) et de ses émules. Cependant, la liberté du crayonné à la pierre noire notamment dans la toque ne trouve pas de véritables équivalents dans les dessins des Clouet, dont la facture est généralement plus serrée et les ombres plus fondues. Elle confère au dessin un caractère italien ou italianisant assez rare dans les crayons français du XVIe siècle. Quant à la datation, elle peut être approximativement située par l'observation de la mode : le col ruché de la chemise, formé de petits gaudrons réguliers, posé sur le col montant du pourpoint, appartient à un type de costume dont on a des exemples dès les années 1550 (Voir, vers 1558, Le Portrait de Melchior de Préz, seigneur de Monpezat, Londres, British Museum, 1910,0212.63, que Louis Dimier, Louis Dimier, Histoire de la peinture de portrait en France au XVIe siècle accompagnée d'un catalogue de tous les ouvrages subsistant en ce genre, de crayon, de peinture à l'huile, de miniature, d'émail, de tapisserie et de cire en médaillon, Bruxelles, G. van Oest, II,1925, n° 469) attribuait à François Clouet et non au Peintre de Luxembourg-Martigues comme le dit Alexandra Zvereva, Portraits dessinés de la cour des Valois, Les Clouet de Catherine de Médicis, préface de Denis Crouzet, Paris, éditions Arthena, 2011, p. 342 cat. 348, repr. p. 133, qui y voit en outre une intervention de l'atelier) et encore au milieu des années 1560 tant en France (Voir le Portrait d'un flutiste borgne, par un Anonyme français, Paris, Musée du Louvre, département des Peintures, 1566) qu'en Italie Voir, par exemple, le Portrait du Cavaliere Pietro Secco Suardo par Moroni à la Galleria degli Uffizi, à Florence, daté 1563 . De même, le chapeau à petit bord, sorte de toque sans doute en laine tricotée et feutrée. Quant au port de la moustache et d'une barbe relativement courte, ils sont également typiques de cette période.'

INDEX :
Collections : Jabach, Everhard - Cabinet du Roi
Techniques : pierre noire - sanguine - crayon brun - papier filigrané - filigrane : croix grecque tréflée

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 14, p. 27