Les collections du département desarts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 27/09/2018 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

BOZE Joseph


Ecole française

Portrait de Mme la comtesse d'Orsay, née princesse de Croy
Portrait présumé de Marie-Antoinette Gabrielle Félicité de Caulaincourt (née vers 1731), épouse de Pierre Grimod-Dufort, seigneur d'Orsay (1692-1748).

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 25044, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII30920

LOCALISATION :
inconnue (dépôt manquant au récolement)

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOZE Joseph

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
ANONYME FRANCAIS XVIIIè s
Xavier Salmon, 2018
Copie d'après DROUAIS François Hubert
Xavier Salmon, 2018
Attribué à BOZE Joseph
G. Monnier, 1972

TECHNIQUES :
Pastel sur papier sans doute marouflé sur toile tendue sur châssis.
Forme : ovale
H. 00,700m ; L. 00,560m


COMMENTAIRE :
La comtesse d'Orsay était la première femme de Marie-Gaspard Grimod, Comte d'Orsay. Gérard Fabre, Joseph Boze, 1745-1826, Portraitiste de l'Ancien Régime à la Restauration, Martigues, Musée Ziem, 18 novembre 2004 - 20 février 2005, Paris, Somogy, Martigues, Musée Ziem, 2004, retiré du corpus Boze, cité p. 148, non repr. Saisi en 1793 parmi les biens de l'amateur et collectionneur Pierre Marie Gaspard Grimod, comte d'Orsay (1748-1809), le portrait est décrit dès le début du XIXe siècle comme celui de Marie-Louise Albertine de Croÿ (1748-1772), qu'il épousa en premières noces le 31 décembre 1770. En 1983, Jean-François Méjanès proposait d'y reconnaître une œuvre de François-Hubert Drouais. Anne Leclair et Jean-Jacques Petit nous en ont signalé une autre version peinte à l'huile conservée au château de Caulaincourt (fig. 15) qui porte la mention « Marie-Antoinette / de CAULAINCOURT / Mariée en 1757 à Dufort d'Orsay ». Il faudrait par conséquent y reconnaître non pas l'épouse du comte d'Orsay, mais sa mère. Pierre Grimod-Dufort (1692-1748), le père du collectionneur, avait été fermier général et intendant des Postes et Relais de France, charge enviée qui permettait de travailler directement avec le souverain et donnait accès au « Cabinet noir », où toute la correspondance du royaume pouvait être ouverte pour raison d'État. D'une fortune colossale qui lui avait permis d'acquérir, entre autres, en 1741, la seigneurie d'Orsay, il avait épousé en premières noces le 11 décembre 1736 Geneviève Florimonde Savalette de Magnanville, morte à l'âge de vingt-deux ans le 16 février 1742, après avoir donné naissance à une fille, en secondes noces, le 5 février 1745, Élisabeth Geneviève Courten, fille du maréchal de camp Pierre Courten, morte le 17 novembre de l'année même de son mariage, et en troisièmes noces, le 25 février 1748, Marie-Antoinette Gabrielle Félicité de Caulaincourt. Âgée de dix-sept ans, la jeune femme était alors décrite par l'un de ses prétendants, Dufort de Cheverny, comme « belle, aimable, jolie, spirituelle, grande et faite au tour » (cité par Méjanès, 1983, p. 14). Fille de Louis Armand, marquis de Caulaincourt, disparu en 1734, et de Gabrielle Pélagie de Bovelles, dame d'Eppeville, morte en 1749, nièce du ministre d'Argenson, et descendante directe du grand Sully, elle appartenait à la meilleure noblesse de France. Si son mariage fut de courte durée, Pierre Grimod passant à trépas dès le 25 octobre 1748, il lui permit cependant de donner naissance à Pierre Marie Gaspard le 14 décembre de la même année. Le 19 novembre 1757, Marie-Antoinette Gabrielle Félicité de Caulaincourt se remariait avec Jean-Jacques Le Franc de Pompignan (1709-1784). Poète et traducteur des auteurs tragiques grecs, ce dernier était élu à l'Académie française en 1759. D'un métier un peu sec, le portrait du château de Caulaincourt conserve assurément le souvenir d'une œuvre de Drouais qui connut un certain succès puisqu'elle donna lieu à deux copies, celle peinte à l'huile, l'autre au pastel. L'inventaire du palais de Versailles dressé en 1812 précisait au sujet de la version au pastel qu'elle était datée de 1772. Cette date doit certainement être aussi retenue pour la version originale peinte par Drouais aujourd'hui perdue. La perruque haute que porte le modèle le confirme. S'il s'agit bien de Marie-Antoinette Gabrielle Félicité de Caulaincourt, elle était alors l'épouse de Le Franc de Pompignan et avait quarante et un ans (Xavier Salmon, Pastels du musée du Louvre XVIIe -XVIIIe siècles, Louvre éditions, Hazan, Paris, 2018, p. 327 et cat. 49, p. 112-113). neiljeffares.wordpress.com/2018/07/12/the-louvre-pastels-catalogue-errata-and-observations, n° 49.

INDEX :
Personnes : Cro¿-Molembais, princesse de - Orsay, comtesse d' - Orsay, Comte de+
Sujets : portrait
Techniques : pastel

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 237