Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 23/07/2014 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

RUBENS Peter Paulus


Ecole flamande

Mère avec deux enfants et une servante

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 20205, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII9299
MA8770

Numéros de catalogue :
Flamands F1027

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
RUBENS Peter Paulus

PROPOSITIONS D'ATTRIBUTIONS :
Attribué à ANONYME ITALIEN début XVIIè s
Anne-Marie Logan & Egbert Haverkamp-Begemann, 1978
Attribué à CARRACCI Annibale
J. Wood, 2010

TECHNIQUES :
Sanguine, lavis de sanguine et rehauts à la gouache blanche. Collé en plein.
H. 00,254m ; L. 00,197m

HISTORIQUE :
E. Jabach (L. 2959) ; montage à bande dorée des dessins d'ordonnance ; Inventaire Jabach, V, n° 165 (Rubens) - Entré dans le Cabinet du Roi en 1671 ; paraphe de J. Prioult (L. 2953).
Dernière provenance : Jabach, Everhard
Mode d'acquisition : acquis pour le Cabinet du roi
Année d'acquisition : 1671

INVENTAIRE JABACH :
Dessin dit d'ordonnance collé et doré de la collection d'Everhard Jabach, acquis pour le roi en 1671 A. Critères de l'identification Le dessin a conservé tous les signes attestant sa provenance et son acquisition en 1671 : - montage Jabach ivoire à large bande d'or fin ; - numéro d'inventaire Jabach à la sanguine, au verso du montage ; - paraphe Jabach à l'encre brune [L. 2959], au verso du montage ; - marques, au verso du montage, du récolement du fonds Jabach effectué en 1690 par Jean Prioult, commissaire-enquêteur au Châtelet de Paris, à la suite du décès de Charles Le Brun, premier peintre du roi, directeur et garde général du Cabinet des tableaux et dessins : - transcription en toutes lettres du numéro d'inventaire Jabach ; - paraphe Prioult [L. 2953]. L'iconographie, la technique et les dimensions du montage sont en accord avec la description donnée par la notice de l'inventaire Jabach correspondant au numéro d'inventaire à la sanguine. B. Notice de l'Inventaire Jabach, février 1671. Minute. Paris, Archives nationales, O1 1967. Inventaire des escoles d'Allemagne et Flandre contenant 309 dessins : 165 Une Vierge ou il y a 4 figures entiere desseigné a la sangine sur de papier blan 10 pouce de long sur 12 pouce d'haut dudit [de P. P. Rubens]
INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.6, p.1114, chap. : Ecole flamande, Carton 89. (...) Num¿ro : 8770. Nom du ma¿tre : Idem [[ Rubens, Pierre Paul /&. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 61. D¿signation des sujets : Scène domestique. Dessin à la sanguine. Dimensions : H. 25,5 x L. 19,5cm. Origine : Idem & Collection ancienne /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon /&. Observations : Idem & [Remis au musée pour être relié] [[à l'encre]] ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]] [[trait oblique / au crayon / sur le n° d'ordre]] [[trait oblique / au crayon / sous le nom du maître]]. Cote : 1DD38

COMMENTAIRE :
A.-M. Logan et E. Haverkamp-Begemann ("Dessins de Rubens" in 'Revue de l'Art', 42, 1978, p. 95-96) ont montré qu'il s'agit d'une oeuvre composite, dont la partie centrale due à une main italienne, a été complétée et retouchée par Rubens. Le sujet emprunté à la vie quotidienne, l'emploi de la sanguine et son tracé assez anguleux, a été rapproché de l'entourage des Carrache par A.-M. Logan ("Rubens Exhibitions, 1977-1978", in 'Master Drawings', XVI, 4, 1978, p. 430), suivie par J. Wood ('Corpus Rubenianum Ludwig Burchard', 26.2.2., n° 163) qui y reconnaît même la main d'Annibale. Le maître anversois l'a inséré dans une feuille de papier plus grande, au centre de laquelle il avait ménagé une fenêtre. Utilisant une sanguine plus orangée, il a ensuite étendu la composition en dessinant les jambes de la mère, de son enfant, et tout le reste. Il a également rehaussé à la gouache blanche les personnages du dessin originel. Enfin, il a repris les contours et les drapés au lavis de sanguine. La liberté et la rapidité dans le maniement de la sanguine plaide en faveur d'une datation assez tardive, dans les années 1620 ou 1630. (O. Savatier in cat. d'exp. 'Un Allemand à la cour de Louis XIV. De Dürer à Van Dyck, la collection nordique d'Everhard Jabach', Paris, musée du Louvre, 2013, n° 48)

INDEX :
Collections : Jabach, Everhard - Cabinet du Roi
Techniques : lavis de sanguine - pierre noire - rehauts de blanc - sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 8, p. 319