Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
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BOUCHARDON Edme


Ecole française

Portrait de Louis XV, vu de profil vers la droite

Vers 1738

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 24326, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII14963
MA12463

LOCALISATION :
Grand format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOUCHARDON Edme

TECHNIQUES :
Forme : ovale
H. 00,503m ; L. 00,406m

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.8, p.1544, chap. : Ecole française, Volume D. (...) Num¿ro : 12463. Nom du ma¿tre : Idem [[ Bouchardon /&. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 96 D. D¿signation des sujets : Louis XV. Dessin de forme ovale, collé sur papier. Dimensions : H. 50,5 x L. 40,5cm. Origine : Idem & Donné par Mr. Girard /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40 Note relative ¿ la saisie informatique : Désignation des sujets : la technique, précisée dans la notice n° 12455, concerne vraisemblablement les notices n° 12455 à 12483..

COMMENTAIRE :
Le comte de Caylus indique dans son "Eloge historique" (4 septembre 1762) que le comte de Maurepas aurait commandé des médaillons en bronze du roi et du dauphin à Bouchardon. Ce dessin ainsi que le INV 24287 serait peut-être le dessin préparatoire à ces médaillons. L'INV 24327 est la contre-épreuve de ce dessin. Voir Inv. 24287 En 1738, Bouchardon obtient le rare privilège que le roi pose pour lui. Il fait un grand portrait ovale à la sanguine, où le souverain apparaît de profil, tourné vers la droite. C'est une étude sensible qui saisit bien les traits du monarque sur le vif, sans pour autant être achevée. Le dessin servit de modèle pour l'avers des médailles et des pièces, ce qui entraîna des tensions avec Jean Duvivier, médailleur de la Monnaie (...) Selon le comte de Caylus, « le Roi voulut bien donner quelques séances à Bouchardon pour faire son portrait ; & cette étude, après avoir servi pour les médailles et les monnoies, a été employée pour exécuter un médaillon que M. de Maurepas fit jetter en bronze. Ce médaillon a pour pendans, le portrait de M. le Dauphin, que Bouchardon fit encore. Ces deux ouvrages font l'ornement d'un cabinet à Pontchartrain, & méritent d'être vus>> (...) les deux médaillons en bronze auxquels Caylus fait allusion, à savoir ceux que le comte de Maurepas commanda à l'artiste (...) doivent correspondre à ceux conservés au Victoria and Albert Museum à Londres. Ces derniers, tous deux signés, sont datés de 1738 pour le portrait de Louis XV et de 1745 pour celui de Louis, Dauphin de France. Le relief représentant le Dauphin s'inspire d'une étude à la sanguine prise sur le vif (...)Le dessin a servi de modèle pour l'avers de plusieurs médailles commémorant des événements liés au Dauphin, notamment celles représentant son premier mariage (1745), avec Marie-Thérèse d'Espagne, et son second mariage (1747), avec Marie-Josèphe de Saxe, fille du roi de Pologne, ou encore la naissance du comte d'Artois (1757), son fils. Il y a tout lieu de penser que le portrait à la sanguine date de 1745, c'est-à-dire de l'année du premier mariage du Dauphin, quand il fut nécessaire d'avoir une effigie de lui pour l'Histoire de Louis XV par les médailles, plutôt que de 1738, comme le portrait de son père. Il est frappant de constater que les deux dessins sont montés de la même manière que les projets de médailles et de jetons de Bouchardon, avec une lunette bleue collée sur la feuille autour de l'image, dont elle épouse la forme. Cela semble bien attester le caractère officiel de ces dessins de présentation, qui devaient être soumis à l'approbation des autorités avant de pouvoir servir de modèles aux médailles et aux jetons (Edouard Kopp, Louvre, Edme Bouchardon (1698-1762). Une idée de beau, 2016, pp.166-167).

INDEX :
Personnes : Louis XV, roi de France
Techniques : sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 130