Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 07/09/2016 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

BOUCHARDON Edme


Ecole française

Tête de Galatée

Vers 1727/1730

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 24191, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII14822
MA12322

Numéros de catalogue :
Guiffrey et Marcel G650

LOCALISATION :
Grand format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOUCHARDON Edme
Inspiré par SANTI Raffaello

TECHNIQUES :
Sanguine. Trace de pliure verticale au milieu. Taches et projections. Traces de punaises en haut. En bas à gauche, au graphite : [Raphael]. Verso : en haut à gauche, 92 C au graphite, 92 repris à la plume et encre brune. Griffonnages de sanguine. Filigrane : fleur de lys dans un cercle surmontant les lettres CB.
H. 00,426m ; L. 00,574m

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.8, p.1531, chap. : Ecole française, Volume C. (...) Num¿ro : 12322. Nom du ma¿tre : Bouchardon. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 92 C. D¿signation des sujets : Tête de Galathée, daprès Raphael. Dimensions : H. 42,5 x L. 57cm. Origine : Donné par Mr. Girard. Emplacement actuel : Calcographie du Musée Napoléon. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40 Note relative ¿ la saisie informatique : Désignation des sujets : la technique, précisée dans la notice n° 12231, concerne en fait les notices n° 12231 à 12367..

COMMENTAIRE :
On peut dater les copies des fresques de la villa Farnésine entre 1727 et 1730, d'après une lettre du 29 octobre 1727 de Nicolas Vleughels au duc d'Antin (A. de Montaiglon et J. Guiffrey, Correspondance des Directeurs de l'Académie de France à Rome avec les surintendants des Bâtiments, vol. 7, Paris, 1887-1912, p. 378) : « J'espère faire copier au Vatican la Messe de Raphaël, qui est un de ses beaux ouvrages, mais il est mal éclairé, et puis les Noces de Psichée, au petit Farnèse. » Par ailleurs, le 22 juin 1730, Vleughels indique au sujet de Bouchardon et Adam : « Un voudrait finir quelque étude qu'il a commencé d'après le Carache et Raphaël, et l'autre voudrait modeler quelque morceau pour son étude. [...] Bouchardon emporte de belles études d'ici, dessinées d'une belle manière ; il y a peu de sculpteurs qui s'en acquittent comme lui (A. de Montaiglon et J. Guiffrey, Correspondance des Directeurs de l'Académie de France à Rome avec les surintendants des Bâtiments, vol. 8, Paris, 1887-1912, p. 119). » Bouchardon retrouve le même principe stylistique qu'à la chapelle Polet de l'église Saint-Louis-des-Français : il privilégie des détails en gros plan, visages, mains, pieds, et isole parfois des groupes. D'après Le Triomphe de Galatée (détail de la tête de Galatée) de Raffaello Santi, dit Raphaël (1483-1520), 1512, fresque, au milieu du panneau, loggia de Galatée, villa Farnésine, Rome. Jean-Pierre Cuzin est d'avis que le dessin pourrait être d'un imitateur de Bouchardon. D'après la même composition : Inv. 24192, Inv. 24209, Inv. 24210, Inv. 24211 Voir aussi : Inv. 24121, Inv. 24142, Inv. 24143, Inv. 24144, Inv. 24147, Inv. 24154, Inv. 24160, Inv. 24161, Inv. 24162, Inv. 24163, Inv. 24164, Inv. 24188, Inv. 24195, Inv. 24205, Inv. 24207, Inv. 24213, Inv. 24214, Inv. 24215, Inv. 24216, Inv. 24217, Inv. 24218, Inv. 24219, Inv. 24220, Inv. 24221, Inv. 24222, Inv. 24223, Inv. 24224, Inv. 24225, Inv. 24226, Inv. 24227, Inv. 24228, Inv. 24229, Inv. 24230, Inv. 24231, Inv. 24232, Inv. 24236 (J. Trey, Inventaire général des dessins du musée du Louvre. Ecole française. Edme Bouchardon. 1698-1762, n°135) (...)Pour la scène du Triomphe de Galatée (...)Bouchardon exécuta des études de détail des visages, en gros plan sur de grandes feuilles, dont cinq sont conservées dans le fonds du Louvre. Le dessin présenté ici, qui isole la tête de Galatée, coupée à la naissance des épaules, en est un des meilleurs exemples. Les contours, d'un trait d'une grande sûreté, sont très purs. Les chairs sont modelées avec légèreté par un réseau de hachures très fin et discret, utilisé avec une grande économie de moyens pour rendre les volumes et les effets de lumière. De petits accents de sanguine beaucoup plus appuyés pour les lèvres, les narines et les yeux offrent des contrastes qui font ressortir l'aspect de grande douceur et de délicatesse de ce visage, l'une des icônes du maître (...)Bouchardon a désiré mettre en valeur cette superbe chevelure au point d'omettre le drapé qui, dans la fresque, flotte au vent derrière la déesse, servant de fond à son visage, ses épaules et ses cheveux. Ignorant cet élément, il a balayé le fond de légères hachures en diagonale après avoir achevé un travail minutieux de longues lignes qui ondulent avec une grande souplesse et qui, grâce à la variété d'intensité de la sanguine, évoquent la texture soyeuse des cheveux. Au milieu de ces courbes, Bouchardon a ménagé très savamment des zones de réserve, marque d'un style maîtrisé et recherché qui incite à dater la feuille plutôt vers la fin du séjour romain de l'artiste. Ce procédé a pour effet de créer dans la chevelure de Galatée des reflets brillants qui font merveilleusement écho au scintillement de ses pupilles, également travaillées très en détail. (Anne-Lise Desmas, Louvre, Edme Bouchardon (1698-1762). Une idée de beau, 2016, pp.88-89).

INDEX :
Collections : Voillemier
Lieux : Rome, Farnesina, oeuvre en rapport
Personnes : Galatée
Sujets : MYTHOLOGIES
Techniques : sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 110