Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
Mise à jour de la fiche 07/09/2016 Attention, le contenu de cette fiche ne reflète pas nécessairement le dernier état du savoir.

BOUCHARDON Edme


Ecole française

Un jeune faune jouant avec un âne

Vers 1727/1730

INVENTAIRES ET CATALOGUES :
Cabinet des dessins
Fonds des dessins et miniatures
INV 24084, Recto

Anciens numéros d'inventaire :
NIII14715
MA12215

Numéros de catalogue :
Guiffrey et Marcel G510

LOCALISATION :
Petit format

ATTRIBUTION ACTUELLE :
BOUCHARDON Edme

TECHNIQUES :
Sanguine. Bord gauche découpé. Verso : en haut à gauche, 88 B au graphite, 88 repris à la plume et encre brune. Filigrane : fleur de lys dans un cercle surmontant les lettres CB.
H. 00,435m ; L. 00,285m

INVENTAIRE DU MUSEE NAPOLEON :
Inventaire du Mus¿e Napol¿on. Dessins. Vol.8, p.1520, chap. : Ecole française, Volume B. (...) Num¿ro : 12215. Nom du ma¿tre : Idem [[ Bouchardon /&. Num¿ro d'ordre dans l'oeuvre du ma¿tre : 88 B. D¿signation des sujets : Jeune faune avec un âne. Dimensions : H. 42 x L. 28cm. Origine : Idem & Donné par M. Girard /&. Emplacement actuel : Idem & Calcographie du Musée Napoléon ]]. Signe de recollement : [Vu] [[au crayon]]. Cote : 1DD40 Note relative ¿ la saisie informatique : Désignation des sujets : la technique, précisée dans la notice n° 12128, concerne en fait les notices n° 12128 à 12229..

COMMENTAIRE :
D'après Silène endormi à l'âne rétif (détail du faune et de l'âne à droite) par François Du Quesnoy (vers 1594-1643), seconde moitié des années 1620, terre cuite, autrefois dans la collection Dal Pozzo et aujourd'hui non localisé. Voir Inv. 23924 Gravé à l'eau-forte et en sens inverse par le comte de Caylus : « bouchardon d'après françois / C. S » (Roux, 1940, Caylus, n° 261). D'après la même composition : Inv. 23924, Inv. 24085, Inv. 24086 Voir aussi : Inv. 23925, Inv. 23932, Inv. 24293, Inv. 24312 (J. Trey, Inventaire général des dessins du musée du Louvre. Ecole française. Edme Bouchardon. 1698-1762, n°238) Cette san guine et trois autres du Louvre, qui représentent des détails du relief du Silène endormi à l'âne rétif exécuté par François du Quesnoy dans la seconde moitié des années 1620, comptent parmi les rares dessins de Bouchardon d'après des sculptures modernes à avoir été gravés par le comte de Caylus2. L'étude des filigranes menée par Juliette Trey atteste que ces feuilles ont été dessinées à Rome, ce qui exclut que Bouchardon ait copié en France le relief en bronze des collections royales. (...) Bouchardon exécuta probablement ses sanguines directement d'après l'original en terre cuite, aujourd'hui perdu, de la collection Dal Pozzo. (...) La sanguine qui isole l'âne et le petit enfant essayant de lui ouvrir la mâchoire est très représentative de la façon de copier de Bouchardon lorsqu'il ne s'intéressait qu'à certains motifs de l'oeuvre originale. La partie avant du corps de l'animal, y compris la patte et le poitrail, est sommairement dessinée, avec peu de rendu de volume. La zone en réserve et la ligne courbe sous l'oreille droite de l'âne correspondent en fait sur l'original à l'emplacement du bras droit du satyre adulte qui essaie de soulever la bête. Bouchardon l'a tout simplement omis, comme la patte gauche de l'animal, pour se concentrer sur la tête de l'âne et sur le petit satyre. Des traits sûrs et appuyés, rarement repris, marquent les contours du corps potelé et du visage rond et joufflu de l'enfant alors que de fines et légères hachures soigneusement apposées en demicercle, alternant avec des plages de réserve, comme sur la joue et l'épaule gauches, rendent compte du moelleux des chairs modelées par Du Quesnoy. Les coups du crayon de sanguine se font plus insistants et plus larges pour représenter les yeux globuleux, la mâchoire et les narines de l'animal, ainsi que les petits doigts crispés, les yeux tirés et la bouche ouverte de l'enfant luttant de toutes ses forces. Quelques lignes, courtes et droites, ou inversement longues et souples, suffisent pour évoquer le pelage hirsute de la bête ou la fourrure soyeuse sur les cuisses du satyre. Le fond n'est travaillé qu'autour des parties les plus finies : pour marquer l'ombre portée de la tête de l'âne et du corps de l'enfant, Bouchardon, comme à son habitude, a posé des séries de hachures parallèles en diagonale, plus ou moins resserrées en fonction de l'intensité désirée. (Anne-Lise Desmas, Louvre, Edme Bouchardon (1698-1762). Une idée de beau, 2016, p. 94).

INDEX :
Personnes : Du Quesnoy, Frans, oeuvre en rapport
Sujets : MYTHOLOGIES - faune
Techniques : sanguine

REFERENCE DE L'INVENTAIRE MANUSCRIT :
vol. 10, p. 95