Inventaire du département desArts graphiques Musée du Louvre
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VRELANT Willem


Ecole des anciens Pays-Bas
Documenté en 1449-1481


BIOGRAPHIE :
'Willem Vrelant est originaire des environs d'Utrecht, dans les Pays-Bas septentrionaux, où, peut-être dans l'entourage du Maître de Catherine de Clèves, il exerce son métier d'enlumineur en 1449 ainsi que le révèle une délibération du conseil de la ville. Dans les années suivantes, il s'installe à Bruges où il tient avec sa femme un atelier prospère jusqu'à sa mort en 1481. Sa présence et son activité dans cette ville sont attestées par maints documents à partir de 1454. C'est à cette date ou peu avant qu'est créée la confrérie de Saint-Jean l'évangéliste regroupant les artisans du livre, dont il est l'un des fondateurs et l'un des membres les plus actifs. Sa présence dans la confrérie religieuse Notre-Dame-des-Neiges, réunissant des personnages de quelque importance, bourgeois et nobles, prouve d'une autre façon son intégration réussie. Hans Memling, qu'il y côtoie, exécute en 1478 un retable pour la confrérie de Saint-Jean. Vrelant, qui prend part aux termes du contrat, devait être portraituré avec son épouse, Marie, sur l'un des panneaux de l'oeuvre aujourd'hui disparue. Sa participation à la vie de la confrérie s'interrompt en 1481 et une messe est dite en son nom. Malgré son décès, sa femme maintient l'existence de l'atelier. Willem eut peut-être un fils illégitime, Adriaen, qui fut son apprenti et exerça aussi le métier. Grâce aux comptes de l'Argentier de Charles le Téméraire, le nom de Willem Vrelant a pu être rattaché à l'illustration de deux manuscrits. Il est en effet rétribué en juillet 1468 pour avoir réalisé les miniatures du second volume d'un exemplaire des Chroniques de Hainaut (Bruxelles, Bibliothèque royale, ms. 9243), un manuscrit enluminé entrepris pour Philippe le Bon, resté inachevé à la mort de celui-ci et achevé pour son fils. C'est autour de ce volume que la production de Vrelant a été réunie. Ce « mètre étalon » permet de reconnaître le style de l'artiste dans de nombreux manuscrits de Philippe le Bon et chez des bibliophiles de premier plan, comme Louis de Bruges ou Antoine de Bourgogne. Vrelant est également payé en 1469 pour une Vita Christi, toujours pour le duc de Bourgogne. Cet exemplaire pourrait être, sans certitude, celui conservé à Valenciennes (bibliothèque municipale, ms. 240). Sa contribution au bifeuillet noir du Louvre (Inv. MI 1091) - et à l'exceptionnel livre d'heures perdu dont il provient - correspond au niveau relevé des commandes ducales dont il était coutumier.' - voir Anne Dubois et Pascal Schandel, dans 'Les enluminures du Louvre, moyen âge et Renaissance', catalogue raisonné sous la direction scientifique de François Avril, Nicole Reynaud et Dominique Cordellier, assistés de Laura Angelucci et Roberta Serra, Paris, 2011, p. 294.


SYNONYMES :
Vredelant Willem
Vreeland Willem
Vrelant Guillaume
Vreylant Willem
Wyelant Willem